Acheter une étoile?
Quoi deplus romantique que d’acheter une étoile et de l’offrir en cadeau à quelqu’un qui nous est cher.
Certaines entreprises commerciales proposent la « vente », l’« achat » ou l’« adoption » d’étoiles ou de noms d’étoiles. Cependant, il s’agit d’une pratique pour le moins douteuse à laquelle se livrent plusieurs compagnies, principalement aux États-Unis.
Cette pratique commerciale n’est pas approuvée par tous. C’est le cas de l’Union astronomique internationale (UAI), qui représente les astronomes professionnels de la planète et leurs institutions. De son côté, le Planétarium de Montréal soutient la position de l’UAI parce que ces entreprises laissent entendre à leur fort nombreuse clientèle que leur démarche est reconnue par les scientifiques. En réalité, il n’en est rien — n’importe qui pourrait décider de monter un tel catalogue, mais il n’aurait pas plus de valeur qu’un autre.
Seule l’UAI est responsable et supervise les règles de nomenclature des objets célestes (planètes et leurs lunes, cratères et autres formations à la surface des corps célestes, astéroïdes, comètes, etc.).
Sachez que ces compagnies se servent d’immenses bases de données comprenant les caractéristiques de millions d’étoiles, Ces bases de données, compilées pour l’usage des scientifiques, sont accessibles à tous via l’internet. Et puisque sur l’ensemble du ciel on ne compte pas plus de 6000 étoiles visibles à l’oeil nu (dépendant de la pureté du ciel), vous vous doutez bien que les étoiles brillantes (et même celles visibles dans de petits instruments d’optique) ont toutes été attribuées depuis longtemps — et peut-être plus d’une fois par autant de compagnies différentes!
Si, malgré toutes ces mises en garde, vous souhaitez tout de même poursuivre vos démarches (ce sont vos $$$ après tout…), vous pourrez retrouver ces compagnies à l’aide d’une simple recherche sur Internet. Mais gardez en tête que les étoiles sont à tout le monde… et elles ne sont pas à vendre!
Par ailleurs, il est arrivé, et il arrive encore à l’occasion, que des institutions muséales, dans le cadre de campagnes de financement de leurs activités éducatives, procèdent à une « vente » symbolique d’étoiles. Dans de tels cas, il n’est bien entendu aucunement question d’exclusivité : la portée symbolique du geste est clairement établie et le programme doit être considéré comme une fondation caritative.
Dites-vous que vous ne serez jamais propriétaire d’une étoile. Mais de façon symbolique, c’est certainement agréable de recevoir un tel cadeau.